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Flores: lente progression vers l'est (et la detresse)...

de Marion, le 14-05-2005
 

Pour bien comprendre Flores, il faut se mettre en condition. Un topo des transports en bus est indispensable pour expliquer, en partie, le ras-le-bol qui s'est installé insidieusement mais surement, et qui a failli se terminer en exode de l'Indonesie.

Par principe, les bus partent tot. Ou plutot ils demarrent tot, ce qui n'est pas exactement pareil. Des 5h les chauffeurs commencent leur ronde dans la "ville" (bien qu'il n'y ait aucun lieu que l'on puisse qualifier de tel) afin de remplir le vehicule. Quand les banquettes et les allées sont bondées, on peut partir. Ca prend 1h, 2h, 3h, comme ca peut ne jamais se remplir et vous gagnez le pompon pour un nouveau tour de manege le lendemain. Bien sur la fois ou vous decidez de rejoindre la tournée un peu plus tard qu'au demarrage (vous faites donc la grasse matinée jusqu'a des 7 heures!!), ce jour-la le plein de passagers s'est fait rapidement et on est parti sans vous.
Mais prenons l'option qu'on est bel et bien dans le bus et qu'il quitte enfin son point de depart. Entre 2 arrets frequents (en moyenne toutes les 5 minutes) pour completer un siege nouvellement vidé, il faut maintenant se cramponner a son calme, a son siege ou a son voisin, parce que les montagnes russes a coté des routes de Flores, c'est une franche rigolade. Goudronnées fut un temps (ni vous ni moi ne devions etre nés), il reste peu de vestiges de voies praticables. La route appartient aussi a tout le monde, veaux, vaches, cochons, c'est une course d'obstacle de chaque instant sur les chaussées souvent retrécies a une voie. Ajoutez de nombreux furieux du volant (ne leur en voulez pas, on ne leur a jamais appris a conduire, en Indonesie on achete simplement son permis) qui surgissent a chaque virage (eux aussi nombreux). Vous avez la nausée? Alors ca ne s'arrangera pas avec l'odeur des paniers de poules et de poisson sechés sur lesquels vous reposez vos pieds. Je vous ai parlé de la chaleur? Associez donc les effluves d'aisselles. Finalement le fait que tout le monde fume dans le bus est un détail presque agréable puisque le parfum du clou de girofle parvient a couvrir quelque peu le reste. Surtout s'il pleut. La on ferme les fenetres pour baigner dans un épais nuage de fumée.
Vous commencez a capter l'atmosphere? N'oubliez pas le son: les decibels d'une musique disco doivent etre réglés pour vous rendre sourd et abruti.
Voila, vous y etes, bien installés sur une banquette bien dure. Bon voyage et RDV 200 kms plus loin, soit dans environ 10 heures.

J'en ai fini pour les bus et je n'en reparlerai pas car chaque trajet s'est peniblement deroulé sur ce meme modele.
Il reste... Flores. D'autres vous vanteront la beauté de l'ile, je pourrais le faire aussi si je me concentrais, mais la verité c'est que je n'ai pas souvent eu l'occasion de l'apprécier. Flores m'a epuisé. Elle m'a tellement usée qu'apres 10 jours j'etais sur le point de démissionner. J'allais baisser les bras, declarer "l'Indonesie c'est trop fort pour moi".
Ce n'est pas tant la fatigue physique qui m'a fait entrevoir le bout du rouleau, mais je devenais aussi profondement fatiguée mentalement. Je serais surement devenue cinglée (j'ai eu quelques petages de plomb mais sans sévérité ni grave conséquence) si je n'avais pas eu la compagnie de Gaia et Flo, puis de Ron que l'on a "ramassé" sur le chemin.
-" J'ai rencontré un Americain dans le hall de l'hotel" me dit Gaia sur un ton de profonde compassion. "Il est seul ici, je ne sais pas comment il survit. Il est crevé mais il a l'air encore en bonne santé mentale. Je lui ai proposé de continuer avec nous, j'avais vraiment pitié."
Ron n'est pas américain. D'ailleurs il ne s'appelle meme pas Ron.
-" Et t'as une bonne raison de t'inventer une vie?" je lui demande lorsqu'il me l'avoue entre 4 yeux.
-" Je suis Israelien. Je n'ai pas le droit de voyager en Indonesie. Si quelqu'un le decouvre je vais en prison sans proces. J'ai un autre passeport parce que mon pere est francais, c'est comme ca que j'ai pu rentrer dans le pays.
- Et ton prenom?
-Si je te dis que je m'appelle Sharon tu vas tout de suite penser a ce minable qui sert de 1er ministre a mon pays."
OK, mensonge valable, embauché pour completer l'equipe des 3 mousquetaires. On ne sera pas trop de 4 pour surmonter l'expedition.

Labuanbajo a marqué nos 1eres desillusions. La ville ne semble pas avoir beaucoup a offrir, aussi des notre reveil nous decidons de partir vers la petite ile de Seraya ou on pourra echapper au bruit de la circulation et recuperer de notre formidable carence sommeillesque. Juste quelques details a regler avant de partir. On se donne 2h, laaaaarge, et on sera prets a decoller. Mais bien sur. C'est toute la journee qu'il a fallu pour
1. retirer de l'argent,
2. graver nos photos sur CD,
3. trouver un endroit ou utiliser internet (une association a fini pas avoir pitié de nous, on nous accorde 10 minutes).
Je vous passe les details des differentes missions, c'est a se taper la tete contre les murs (ce que j'ai fait. Aie)

Nous arriverons a Seraya a la nuit tombée. C'est mon anniversaire et on a bien donné dans les galeres, 2 bonnes excuses pour arroser copieusement la soirée de Bintang et d'arak (biere et alcool de palme local) et ne plus retrouver mon bungalow au moment d'aller me coucher (j'ai pour ma defense la totale obscurité des lieux, puisqu'on ne dispose de l'electricité que de 19 a 21 heures).
Les exces se payent chers au petit matin. Une gueule de bois des grands jours m'arrete en plein élan de grasse matinee. Ca ne m'aidera pas a relativiser mon age avancé. 28 ans, plus que 24 dents et deja plein de cheveux blancs, je suis mal barrée.
On s'accorde une journée de farniente. Masque et tuba autour de l'ile, lecture sur la plage de sable blanc, doigts de pieds en eventail dans le hamac. Seule la bete du coin, une biche gaillarde, vient troubler notre tranquillité avec son jeu favori: nous pousser. Ca lui plait beaucoup, elle n'arrete jamais.

Mais la bestiole de Seraya est un ange a coté des monstres qu'on s'appretait a rencontrer. Nous avions convenu que le bateau de peche qui nous avait escorté jusque la viendrait nous chercher pour aller a Rinca. Pourquoi on fait des choses comme ca, je ne l'explique pas. Payer l'entree d'un parc national pour avoir le droit d'etre terrorisés, a croire qu'on avait besoin d'une dose d'adrenaline. On l'a eu, plus qu'on aurait voulu. A Rinca vivent quelques indigenes temeraires, quelques buffles, sangliers, singes, serpents... Bref il y a quelques vies encore epargnées par les monstres de l'ile, les varans de Komodo. Trois a 5 metres de long, une bonne centaine de kilos, ces reptiles geants surnommés les dragons n'ont rien de l'animal de compagnie qu'on voudrait dans son salon. Ils sont carnivores, se mangent meme entre eux et font parfois festin d'un humain qu'ils avalent d'un trait. S'il prefere seulement vous croquer un membre vous n'en rechapperez pas non plus, car ses dents sont chargees d'un puissant venin. Il y a quelques années on a retrouvé un appareil photo comme seule trace du passage d'un voyageur. Les villageois aussi se font quelquefois attaqués. Disons qu'il vaut mieux garder un oeil sur le bac a sable si on ne veut pas que son minot finisse en paté.
Aujourd'hui on n'a plus le droit de se promener seul sur Rinca, on comprend pourquoi. C'est donc accompagnés d'un "rangers" que nous nous promenons dans les bois. Je suis completement flippée. J'essaie de prendre sur moi, me repetant que je suis ridicule et qu'on ne craint rien, quand je vois Flo grimper a un arbre de trouille a l'approche d'un reptile. Je suis consolée, personne n'est rassuré. Un peu plus loin on apercoit un groupe qui s'abreuve dans le lit d'une riviere. "Vous voulez vous approcher, prendre des photos?", nous propose le rangers. "Non, non, c'est bon, on les a vu, on rentre au bateau maintenant."
Il est donc temps d'avouer que les clichés que j'ai telechargé sur le site ne sont pas de moi, je les ai copié de l'appareil de Ron, plus courageux que nous.
Les varans c'est fait, et j'espere bien que ce ne sera plus jamais a faire. A priori pas de risque puisqu'ils n'existent que dans cette partie du monde.

Retour a Labuanbajo, il faut absolument qu'on se rapproche d'Ende, d'ou on pense trouver un ferry pour le Timor. Tout le monde s'accorde a dire qu'il n'y a qu'un bateau par semaine, mais quel jour, ca reste un point d'interrogation. On nous assure que c'est le lundi. Non, non, le vendredi, aucun doute. Moi je sais que c'est le mercredi, ca a toujours été le mercredi. Une autre nous repond: "ah oui, le bateau pour Kupang! Il part a midi." "Tres bien, mais quel jour?". "Ca je sais pas, mais a midi".
Dans ces cas-la il n'y a qu'une chose a faire, rejoindre le port au plus vite, ce sera le seul moyen d'obtenir des informations fiables.
Mais Ende c'est loin. Pas dans l'absolu (300 kms), mais en distance indonesienne, c'est l'autre bout de la planete. Et si on faisait escale a Bajawa? Le Lonely Planet de Flo vante le petit village ou vit l'ethnie des Ngada, une des populations les plus traditionnelles de Flores, blablabla. Vendu. Euh, non. Pour les raisons deja expliquees precedemment, notre arret forcé sera a Ruteng. C'est pas les coutumes locales Ngada, pas ceci cela, mais il y a un hotel et c'est tout ce qu'on demande. Aucun interet de s'attarder longtemps ici, on retente l'avancee vers Ende des le lendemain.

Nous traversons les degradés de vert des campagnes, les terrasses de riz succedent aux forets tropicales. Nous contournons les volcans puis la route redescend le long des cotes escarpées, laissant quelques rares villages aux habitations de bambou.
Nos humeurs changent avec les paysages. Elles sont aussi contagieuses. L'un de nous donne le ton et toute l'equipe suit a l'unisson. Gaia baille et nous nous endormons. Flo soupire et un choeur de complaintes en decoule. On est en nage et c'est Ron qui s'ecrie "Par pitié, que quelqu'un sorte ce pays du four!"
Ende, nous y sommes. Est-ce bien vrai? Resolus a ne pas se laisser miner, on s'interesse aux chambres VIP. Pour une petite difference de prix, on peut s'offrir la VVIP? (very very important person). C'est justement nous, on signe ou? Bonheur: une douche, la climatisation, meme la télé (qu'on n'allumera pas mais quand meme c'est la classe)! Avec ca on a l'option de minuscules insectes dans les lits, c'est pas beau ca? Il n'y a pas la categorie VDP (very desperate person), tant pis.
Qu'est-ce qu'on est forts. On est presque tirés d'affaire. Il nous reste toute une semaine pour tranquillement rejoindre le Timor de l'ouest puis passer la frontiere. Le plus dur est derriere nous. Hhhuuuuummm... pas si sur.

On profite de notre 1ere matinee dans cette ville laide mais fonctionnelle pour retomber sur nos pieds. Chacun vaque a ses occupations, laverie, internet, banque, achats (nous avions commis l'erreur de ne pas acheter des cartons de papier toilette la derniere fois qu'on en a trouvé), etc. Je me dévoue a enqueter pour le ferry. J'arrete un ojek dans la rue. Consciente que ca risque d'etre long et compliqué, j'explique au jeune chauffeur que je vais avoir besoin de lui un moment pour aller dans plusieurs "kantor" (bureaux) de voyage et de bateau. Je connais les prix donc tu ne m'annonces pas n'importe quoi. On se serre la main, ramenée a la poitrine selon la coutume musulmane. C'est parti.
Chez Pelni on me dit "pas de bateau pour Kupang".
-"Pas de bateau?
- Non, seulement des ferries.
-Tidak apa apa! (pas de souci). Bateau, ferry, n'importe quoi ca ira."
Je dois me rendre dans une agence de ferries. Ben non, pas ici. Une autre encore. Toujours pas celle-la. Je rentre bredouille et depitée a l'hotel.
-"Y'a pas de bateau ni de ferry pour Kupang. Certains sont en panne, d'autres inexistants, ou bien ils ne peuvent pas rentrer dans le port a cause des marees trop importantes (!!!?? allez savoir)."
Ron trouve ca drole, ca ne le concerne pas puisqu'il a 60 jours de visa et il continuera sa route par les terres. Flo sature, décrete qu'il en a assez de l'Indonesie et qu'il est temps pour lui de rentrer en France. Gaia et moi perseverons. On peut se payer l'avion. Nous achetons nos billets (non sans avoir visité l'aeroport et 3 agences). Flo s'envolera pour Bali, Gaia et moi vers Kupang.

Cette fois c'est bon. Et nous avons meme 2 jours avant de decoller, ce qui nous laisse le temps de faire une petite escapade avec Ron jusqu'aux lacs du volcan Kelimutu.
(De nouveau, confere paragraphe 1 + aleas divers et peu variés). Nous nous arretons dans un homestay a Moni, au pied du volcan. Nous voyant trempés a la porte d'entrée, on nous demande gentiment:
-"Il pleut dehors?
- Non non. Notre bateau a coulé et on a du nager sur les derniers kilometres."
Serions-nous devenus legerement aigris? Desabusés, c'est sur. On passera le reste de la journee a amortir la chambre d'hotel. On est en montagne, il fait frais, joie d'enfiler des manches longues et de partager un lit sans vouloir virer celui qui est a vos cotés parce qu'il tient trop chaud. On se decouvre a peu pres reposés, il ne faudrait pas prendre de mauvaises habitudes, donc on se leve a 3h du matin pour voir le lever du soleil sur les lacs tricolores. Notre ascension sera recompensée par un brouillard epais. On retourne se coucher.
Ron nous laisse au bord de la route, il part a Maumere. On se retrouvera peut-etre plus tard, plus loin.

Pour nous c'est de nouveau Ende, pour la bonne cause. La perspective de prendre l'avion me redonne le sourire, Flo voit l'enfer indonesien toucher a sa fin, tout va bien. On arrive meme a retrouver un fond de sympathie et repondre aux gens gentiment.
"Jalan jalan" (on se promene) en reponse aux "where are you going?". "Sama sama" (de meme), aux "Hello mister"
On ne reprend pas de chambre VVIP, c'est un peu cher payé les demangeaisons cutanées, mais on passe une bonne nuit et on arrive frais a l'aeroport. Check in (manuel), carte d'embarquement (bout de papier griffoné), salle d'attente (chaises en plastique dans une cellule enfumee). Il est midi.
-"Je ne veux pas jouer les rabat-joie, mais a cette heure-la on devrait etre installé et nos ceintures bouclees", je m'inquiete. Je pars au guichet.
-"L'avion a du retard?
- Oui, il est coincé a Surabaya.
- I'm soooooooooo sick of it... Fucking shit!" je m'ecrie dans un moment de grande eloquence. J'essaie de me reprendre. Je ravale mes larmes, mon envie de hurler et ma soif de meurtre.
- "Quel est le probleme?
- Probleme moteur.
- Gros probleme?
- Oui, gros probleme. Mais petit moteur."
En rejoignant la salle d'attente je surprends mon reflet dans la porte vitrée: je suis un concentré de toute la misere du monde.
-"Alors?" me demandent Gaia et Flo.
Ca ne sort pas, je n'ai pas la force de leur dire. J'eclate dans un rire nerveux dont j'ai le secret (je me marre et je pleure en meme temps). Je finis par leur expliquer.
-"et Flo c'est pas la peine de rire. Je vais te calmer tout de suite, parce que ton avion pour Bali, c'est en fait le meme."

On nous dit d'attendre, peut-etre qu'il sera reparé dans l'apres-midi. Un warung (restaurant) nous fait patienter le temps de dejeuner. On y rencontre un Australien d'une cinquantaine d'annees. Il vit la depuis 6 mois, il a un contrat d'expatrié de 2 ans.
-"Comment ca se passe?" je suis curieuse de savoir.
-"Il y a des jours ou ca va. D'autres j'ai l'impression que c'est une sentence a vie. Je ne crois pas que je tiendrai 2 ans."
Je ne suis pas tellement surprise. On compare nos petits malheurs.
-"Hier j'ai donné mon linge a la laverie, je l'ai recuperé sale ce matin, pas d'explication", je lui raconte.
-"Estime-toi heureuse. Le mien disparait souvent, ou il me revient avec des sous-vetements feminins."
On ne tarit pas d'exemples du meme genre.

On apprend ensuite que le vol a ete annulé. Le prochain vol? Samedi, mais il est complet. Vous avez une solution a nous proposer ou on est bon pour se faire interner dans une maison specialisee? Vous pouvez essayer l'aeroport de Maumere. A 5h de bus.
-"Gaia?
- J'ai besoin d'un café.
- Flo?
- J'peux pas. Pas un bus de plus."
On finira par louer les services d'un 4X4, hors de prix mais confortable, quoiqu'on ait failli y laisser notre peau dans quelques virages. On retrouve Ron qu'on imaginait encore dans les parages.
- "Vous avez vu un touriste? Il est grand, il porte...
- Oui oui, bien sur, l'Americain, vous le trouverez a l'hotel Gardenia." Je vous l'avais dit, on est vite repérés.
Je frappe a sa porte.
-" !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!... J'esperais bien qu'on se retrouverait, mais je ne pensais pas que ce serait si vite! Qu'est-ce qui s'est passé?
- J'aimerais te raconter que j'ai fait la route pour te revoir, mais la realité n'a rien de romantique."
Gaia a son tour a baissé les bras. Elle prendra le vol du lendemain avec Flo, direction Bali puis la 1ere connection hors du pays.
-"Et toi?" me demande Ron.
- Ben moi je ne sais pas, peut-etre pareil parce que le prochain vol pour Kupang est complet ici aussi.
-Attends, il y a une solution, j'ai demandé ce matin a Pelni, ils ont un ferry le vendredi. Demain matin.
-T'es sur de toi?
-Oui, j'ai demandé aujourd'hui. Ca va finir par s'arranger!".

Mais non. Mon sac sur le dos, je rejoins le port le lendemain matin. J'y apprends que le ferry part le vendredi. Mais pas cette cette-fois-ci. La semaine prochaine.
OK, vous avez gagné, je rends mon tablier. Gaia et Flo ne me demandent meme pas ce qui est arrivé en me voyant debarquer a l'aeroport. Bali, hein? Ouais. J'achete mon billet. L'Indonesie c'est fini. J'irai en Malaisie, ou ailleurs, peu importe du moment que je quitte l'Indonesie. Je n'aime pas l'idee de partir fachee avec un pays, mais la reconcilitaion semble impossible.
On nous appelle pour embarquer quand j'entends quelqu'un qui se fait rembourser son billet pour Kupang. Il y a une place libre. J'hesite. Est-ce que je donne une 2eme chance a ce pays de fous? Eh bien oui.

Un vol au-dessus de mille et une iles, Kupang, Timor occidental. Le compteur affiche J -2 pour passer la frontiere. J'y suis presque.